Le Liberté La saison

Automatic War

Salle Fanny Ardant

Alain Josseau


Entrée libre

L’esthétique inhérente au travail d’Alain Josseau nous est tristement familière puisqu’elle convoque les images de villes ravagées par la guerre qui hantent nos mémoires immédiates. Mais c’est une guerre en circuit fermé qui se joue sous nos yeux et le théâtre des opérations est à échelle réduite. Car ce sont des maquettes de quartiers ou territoires désertés que scrutent des caméras dont les flux alimentent en temps réel un journal télévisé reconstitué. Les ruines sont désertes et la présentatrice s’avère un avatar au service d’une intelligence sans corps. Nous sommes, par conséquent, les spectateurs privilégiés d’une guerre ayant banni toute forme d’humanité. Les décisions comme les actions sont purement machiniques. Force est de reconnaître que les militaires, eux aussi, s’intéressent de très près à l’autonomie qui accroît la distance et autorise le Zero Killed. Évidemment, uniquement pour ceux qui maintiennent une avance technologique sur leurs ennemis. Notons que, dans l’installation Automatic War, il est dans ce que l’on entend des voix décrivant des tirs de drones ayant véritablement atteint leurs cibles. Ou quand la fiction agglomère des fragments de réalité.

Les expositions et installations au Liberté sont accessibles du mercredi au samedi de 11h à 19h, le dimanche de 14h à 17h et en nocturne le jeudi et le vendredi.

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Du 30 janvier au 3 février 2019, Le Liberté reprend ses explorations à la croisée des mondes, entre réalité sensible et réalité numérique. Le Festival Numérique devient Le Liberté Parallèle – Biennale des imaginaires numériques et rejoint la plateforme de coproduction et de diffusion CHRONIQUES, soutenue par la région Sud – coordination Seconde nature et ZINC.